« Sous ta fenêtre » et « Un chant et des hommes »

« Sous ta fenêtre… De l’aubade à la sérénade »

« … Quand une gondole rase ce fleuve d’encre phosphorescente, chaque coup de rame enfonce un éclair, tandis qu’une grêle de petites notes légères, nettes et folâtres, bondit et rebondit sur les cordes que parcourt une main invisible, on voudrait arrêter et saisir cette mélodie faible mais distincte, qui agace l’oreille des passants et qui fuit le long des grandes ombres des palais, comme pour appeler les belles aux fenêtres et passer en leur disant : Ce n’est pas pour vous la sérénade et vous ne savez ni d’où elle vient, ni où elle va… » George Sand

Christian Oller et Pascale Aymès revisitent le thème des aubades et des sérénades en présentant un spectacle musical mis en images.
Le galoubet-tambourin et le violon s’immiscent dans la musique ancienne, les accordéons raniment Schubert… Les voix s’accordent, les cordes résonnent. La magie opère…
Nous traversons les heures de la nuit, trouvons les étoiles qui nous guident vers le petit matin.
Une poésie scénique, un univers énergique.

Le teaser :
https://www.youtube.com/watch?v=sBwCnWVjZlA

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« Les Renveillés d’Orcières, un chant et des hommes »
Jusqu’en 1930, un chant traditionnel a perduré dans le village d’Orcières (05), pratiqué uniquement par les hommes : les Renveillés, puis s’est essoufflé, comme une majorité de pratiques culturelles rurales, avec l’approche de la guerre, le développement économique, l’exil des paysans, l’apparition de la télévision…
Or, il constituait un liant puissant de la société rurale d’Orcières.
Il était chanté le soir après les travaux des champs et les hommes se le renvoyaient de l’adret à l’ubac, d’un « forest » à l’autre. Ils le chantaient aussi en rentrant des veillées, sous les fenêtres des jeunes filles qui se faisaient un plaisir de les écouter.
Ce chant faisait partie des approches de séduction quand les hommes étaient encore nombreux et qu’ils se mariaient avec les jeunes filles de ce haut pays alpin.
Pascale Aymès, musicienne et habitante d’Orcières et Thierry Michel réalisateur, rencontrent les femmes doyennes du village, aujourd’hui seules détentrices de cette tradition orale. Elles ont conservé les paroles dans leurs petits cahiers et les airs dans leur mémoire…
A travers leurs témoignages et l’analyse très documentée de l’ethnomusicologue Patrick Mazellier, nous retrouvons l’âme de ce chant, et surtout, nous comprenons mieux comment il était un vecteur de communication fondamental dans cette société rurale à la vie rude.

Le teaser : https://www.youtube.com/watch?v=YQBwcWmw098

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